Attention : les erreurs à éviter quand vous obtenez plusieurs offres d’achat pour votre bien immobilier
- ludovicvelocci
- 20 oct. 2025
- 4 min de lecture
Introduction : Les erreurs à éviter quand vous obtenez plusieurs offres d’achat pour votre bien
Une offre « haute » n’est pas toujours la meilleure !
Quand plusieurs acquéreurs se positionnent, la tentation est de retenir « le plus haut ».
En pratique, la meilleure offre est celle qui maximise votre net vendeur tout en sécurisant le financement et le calendrier.
À Limours et Forges‑les‑Bains, où les projets familiaux dominent, je vous propose une méthode claire et chiffrée pour comparer des offres hétérogènes et décider sereinement.
Les 4 piliers d’une comparaison professionnelle
Les erreurs à éviter quand vous obtenez plusieurs offres d’achat pour votre bien :
1) Net vendeur : prix proposé – éventuelles concessions (travaux, mobilier, conditions).
2) Solidité du financement : apport, type de prêt, pré‑accord, historique bancaire, taux d’effort.
3) Délais & logistique : dates cibles (compromis, prêt, acte), dépendances (revente, mutation, école).
4) Risques & conditions : clauses suspensives, aléas, cohérence des justificatifs.
Chaque pilier est noté puis pondéré : on obtient un score global facile à comparer.
Grille de scoring : pondérations conseillées
Pour un vendeur standard (hors urgence particulière), je recommande :
Net vendeur 40 %
Financement 35 %
Délais 15 %
Risques/conditions 10 %.
Vous pouvez adapter les poids de chaque composante si vous avez une contrainte forte (ex. si départ rapide souhaité alors mettre l'item du délai à 25 %).
Critère | Poids | Offre A | Offre B | Offre C | Notes |
Net vendeur | 40 % | 8/10 | 9/10 | 7/10 | Inclure mobilier ? Travaux déduits ? |
Solidité du financement | 35 % | 9/10 | 6/10 | 8/10 | Apport, pré‑accord, stabilité |
Délais & logistique | 15 % | 7/10 | 8/10 | 9/10 | Compromis/ Prêt/Acte |
Risques & conditions | 10 % | 9/10 | 6/10 | 8/10 | Clauses, dépendances,aléas |
🧮 Méthode de calcul :
Multipliez chaque note par son poids,
Additionnez → le score le plus élevé gagne, sauf alerte rouge (voir §4).
Les preuves à exiger pour chaque pilier
• Net vendeur : vérifiez que le prix inclut/exclut clairement mobilier et travaux. Les devis fournis par l’acheteur ne sont pas opposables s’ils ne sont pas acceptés.
• Financement :
– Apport (relevés anonymisés) et LTV (Le principe de la LTV consiste à rapporter le montant de l'emprunt au montant de l'actif financé : montant de prêt / prix).
– Pré‑accord bancaire (attestation de faisabilité) ou simulation nominative.
– Profil pro : CDI / indépendant, ancienneté, taux d’effort cible.
– Cas particuliers : prêt relais (justificatifs de la revente), PTZ, PAS, conditions spécifiques.
• Délais & logistique : listez les jalons (signature promesse, obtention prêt, acte) et les contraintes (école, déménagement, travaux).
• Risques & conditions : lisez les clauses suspensives (prêt, urbanisme, vente préalable), les conditions particulières, les demandes de travaux ou mobilier.
Alertes rouges : quand refuser protège votre calendrier
• Offre conditionnée à la revente d’un bien non mis sur le marché.
• Apport gonflé par un don « en discussion » (sans preuve) ou une crypto‑vente non documentée.
• PTZ revendiqué hors conditions (zonage/ressources) ou prêt relais sans estimation de revente crédible.
• Calendrier irréaliste (acte en 6 semaines avec financement complexe) ou dépendant de multiples validations (AG copro, travaux, autorisations).
• Multiples clauses qui permettent à l’acheteur de se désengager sans contrepartie.
Exemple comparatif
• Offre A — 395 000 € : apport 20 %, pré‑accord bancaire, délais 3/2/1 mois (compromis/prêt/acte), pas de conditions. Score élevé sur financement, bon calendrier.
• Offre B — 400 000 € : apport 10 %, pas de pré‑accord, dépend de la revente d’un bien en cours d’estimation. Risque logistique et financier.
• Offre C — 392 000 € : apport 30 %, financement sécurisé, acte flexible, propose de reprendre une partie du mobilier. Net vendeur à affiner.
→ En marché calme, A et C sont souvent préférables à B, malgré le prix facial plus élevé de B.
Copropriété, DPE & cas particuliers : ce qu’il faut cadrer
• Copropriété : vérifiez la demande d’état daté et les travaux votés/à voter (impact sur délais/financement).
• DPE F/G : transparence, devis et confort perçu limitent les renégociations.
• Achat‑revente : exigez un plan B écrit (durée du relais, baisse de prix envisagée, capacité à porter 2 mensualités).
• Promesse unilatérale vs synallagmatique : l’engagement réciproque réduit le risque d’abandon opportuniste.
Process de décision (pas à pas)
1) Collecte : exiger les pièces clés (apport, pré‑accord, jalons).
2) Scoring : appliquer les pondérations décidées ensemble.
3) Alerte rouge : si un point bloquant apparaît, stop ou contre‑proposition écrite.
4) Contre‑offre : ajuster prix/calendrier/mobilier en fonction du score.
5) Sécurisation : notaire informé, rétroplanning signé, clauses précises.
FAQ express
La meilleure offre est‑elle toujours la plus haute ?
Non. Sans financement solide ni calendrier réaliste, le risque de glissement est élevé.
Que vaut une simulation bancaire ?
C’est indicatif. Une attestation de faisabilité nominative est plus probante.
Dois‑je accepter une clause de revente ?
Oui si le bien est déjà en mandat avec un prix crédible et un plan B écrit. Si non, attention au délai.
Conclusion : décider sereinement, avec des chiffres
Comparer des offres n’est pas un exercice d’instinct : c’est une méthode.
En scorant net vendeur, financement, délais et risques, vous protégez votre prix et votre calendrier.
À Limours & Forges‑les‑Bains, je vous fournis la grille de scoring et j’anime la négociation jusqu’à la signature.
Contactez-moi pour un projet confidentiel et des conseils personnalisés.
Crédits photo : Qimono



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